Jacqueville : Mirah- Atelier de validation de rapport d'activités des services extérieurs (Rase). Les directeurs régionaux appelés à plus de responsabilité et d'efficacité. Pour relever le défi de la sécurité alimentaire en matière de protéines animales, la Côte d'Ivoire, à travers le ministère des ressources animales et halieutiques ( Mirah) multiplie les mécanismes au niveau des directions régionales. Chaque année, responsables des 33 directions régionales doivent dresser les rapports bilan pour validation et envisager les perspectives. Le directeur de cabinet, Gouromina Kouakou Assoumany qui représentait le ministre Sidi Touré, a appelé les responsables régionaux à faire preuve de responsabilité et d'efficacité. " Nous devons avoir des statistiques fiables au niveau des mouvements tant au niveau des approvisionnements, des attentes des populations mais surtout identifier les pathologies et leurs origines. De nombreuses maladies notamment l'impox, la rage, l'Ebola, la peste, la grippe, la Covid... sont d'origine animale. Vous devez rassurer les populations sur la santé animale. Faites donc preuve de grande responsabilité et d'efficacité ", a interpellé Gouromina Kouakou Assoumany qui a tout de même énuméré quelques difficultés du terrain en raison de l'insuffisance de moyens de mobilité qui vont être aplanies.
Sur le cas précis de l'approvisionnement en poisson, le directeur de cabinet du ministre Sidi Touré, a signifié que la Côte d'Ivoire qui ne produit que 17 518 tonnes de poissons par an en consomme 700 mille tonnes, soit un besoin de 650 mille tonnes que l'Etat importe. " La Côte d'Ivoire consomme 24kg de poissons par habitant par an contre la norme internationale qui est de 18 kg. Nous importons 650 mille tonnes de poissons pour un montant global de 450 milliards de F. Nous devons faire quelque chose", estime Kouakou Assoumany. Pour lui, la meilleure alternative pour réduire la dépendance demeure l'aquaculture qui est très rentable. " Nous menons cette politique de sensibilisation pour intéresser les populations à l'aquaculture. Nous allons les identifier et les soutenir ", confirme t il. Car, on le sait, la pêche artisanale est détenue à 95% par des étrangers. Aussi les eaux sont fortement agressées par l'utilisation des produits phytosanitaires, la surpêche, la dégradation des plans d'eau et surtout le phénomène de l'orpaillage.
Il convient de noter qu'à l'issue de cet atelier de renforcement, les directeurs régionaux ont élaboré le programme de travail annuel des services extérieurs (Ptase). Il est bien de préciser que le ministère des ressources animales et halieutiques comprend 33 directions régionales, 74 directions départementales et 263 postes d'élevage, pêche et aquaculture ( Pepa).
Norbert Nkaka