Les remblayages non autorisés, le gouvernement n'en veut plus.Le vendredi 14 mars, les éléments de la Direction générale des affaires maritimes et portuaires ( Dgamp) ont effectué une descente dans la zone de Marcory-Biétry. Cette descente, à en croire des responsables de ce service, fait suite aux instructions données au directeur de la Dgamp, le colonel -major Julien Yao Kouassi par le ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé des Affaires Maritimes, d'empêcher les remblayages anarchiques. En effet, depuis sa nomination à la tête des Affaires Maritimes, Dr Serey Doh ne ménage aucun effort pour freiner ce phénomène de remblayage clandestin.

Ainsi donc sous la conduite du Lieutenant-Colonel Dougone Serge, Directeur de la Police Maritime et de la Logistique Navale et de son sous directeur, Abeh Sylvestre, une équipe de contrôle composée des agents de la brigade spéciale de lutte contre le remblayage clandestin menée par le lieutenant Dézaï Alain Serges s'est rendue sur le terrain. Le périmètre lagunaire et terrestre ont été savamment bouclés afin d'empêcher toutes activités dans ce secteur. Au cours de cette mission, l’équipe a repéré huit (08) dragues.

Il convient de noter que le phénomène des remblayages anarchiques constitue un désastre environnemental de grande empleur. Aussi des mesures ont elles été prises visant à stopper les activités de remblayage en cours mais aussi prévenir toute reprise des travaux. Cette opération ira jusqu'au retrait de tous les documents administratifs des propriétaires des engins en activité et l’interdiction formelle de reprise des travaux sous peine de sanctions sévères. Toujours selon des sources, ces contrôles de sites de remblayage ne visent pas que la commune de Marcory. Elles s'étendront au grand Abidjan afin d’endiguer la recrudescence de ce phénomène aux conséquences écologiques environnementales incalculables. Car ces remblayages sont souvent effectués pour étendre artificiellement des terrains ou masquer des déchets plastiques.
Norbert Nkaka